UN PAS DE PLUS DANS LE PROCESSUS D’AMÉNAGEMENT DES SITES HYDROÉLECTRIQUES DE BOOUE & TSENGUE-LELEDI

juillet 24, 2021

Libreville(Rép. Gabonaise), le 21 juillet 2021- Avec l’ouverture ce matin par visioconférence de l’Atelier Régional de validation des Etudes d’Avant-Projet Détaillé (APD), d’Impact Environnemental et Social (EIES) et du Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES), tout porte à croire qu’une nouvelle étape vient d’être franchie dans le processus d’aménagement des sites hydroélectriques de Booé et Tségué-Lélédi. Tout a commencé par une cérémonie d’ouverture présidée par le Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique de la République du Congo, Président en exercice du Conseil des Ministres en charge de l’Energie de la CEEAC, son Excellence Honoré SAYI. Au cours de la cérémonie d’ouverture, trois allocutions ont été prononcées :

  • L’allocution du Président de la Commission de la CEEAC SEM. Gilberto Da Piedade Verissimo lue par la Commissaire à l’aménagement du Territoire et aux Infrastructures, Madame Marie Thérèse Chantal Mfoula ;
  • L’allocution du  Représentant du Bureau Gabon du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD) Monsieur Robert Masumbuko ;
  • Et le discours d’ouverture du , Président en exercice du Conseil des Ministres en charge de l’Energie de la CEEAC, son Excellence Honoré SAYI.
Une vue des participants

Au cours de son intervention, madame la Commissaire a rappelé que la réunion actuelle s’inscrit dans le cadre de l’Appui à la création d’un Organisme de Bassins Transfrontaliers (Ogooué, Nyanga, Ntem et Komo) et la Préparation de Projet d’Investissement, en l’occurrence l’aménagement des sites hydroélectriques de Booué et de Tsengué-Lélédi, et des lignes de transport associées, un projet qui a été financé par le Groupe de la Banque Africaine de Développement, chef de file des partenaires techniques et financiers du secteur de l’Energie de l’Afrique Centrale. Madame Mfoula a également relevé le paradoxe qui veut que l’Afrique centrale stipule qu’environ 60% du potentiel hydroélectrique du continent est détenu par la Région CEEAC et que malheureusement, plus de 60% de sa population n’a pas accès à l’électricité.

C’est donc conscient de cette situation, que les plus Hautes Autorités de la Communauté ont décidé de faire de l’Energie un des secteurs prioritaires de son développement socioéconomique et un vecteur d’intégration régionale, a-t-elle précisé.

Pour sa part, le Représentant de la BAD s’est félicité de la coopération entre la CEEAC et la BAD.  Monsieur Robert Masumbuko a unhe fois de plus assuré la CEEAC de l’appui multiforme que la banque apportera à la CEEAC pour l’aboutissement de nombreux de ses projets d’intégration régionale.

L’Expert de la CEEAC

Dans son discours d’ouverture le Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique de la République du Congo, Président en exercice du Conseil des Ministres en charge de l’Energie de la CEEAC a souligné l’importance vitale de l’Energie dans la vie de la société, comme facteur incontournable du développement de celle-ci. « Nul ne peut envisager la moindre activité, la moindre action sans l’apport de l’énergie. Elle est à la base de toute transformation, de tout développement. L’Afrique Centrale en dispose en abondance, certes, mais de manière latente et ne demande qu’à être valorisée pour le bien-être de nos populations, a martelé Honoré Sayi.

Rappelons que les projets de création de centrales hydroélectriques de Booué et Tsengué-Lélédi visent à assurer une disponibilité accrue en énergie hydroélectrique au profit des quatre pays concernés par le projet (Cameroun, Congo, Gabon et Guinée Equatoriale). Ces projets sont à caractère régional phare de l’Afrique centrale et permettront non seulement de renforcer la coopération et l’intégration régionales mais aussi de construire un maillon important d’infrastructure de réseau électrique interconnecté en Afrique centrale.

Les travaux de l’Atelier prendront fin le 22 juillet 2021.