La capitale angolaise a abrité du 16 au 17 avril 2014 la première réunion des Ministres africains de la santé, organisée conjointement par l’Organisation Mondiale de la Santé et l’Union Africaine. La cérémonie d’ouverture a été placée sous le patronage du Vice-président de la République d’Angola, Monsieur   Manuel Vicente qui a qualifié d’historique la date du 16 avril 2014 qui marque un tournant aussi bien dans l’histoire de l’Angola pour avoir abrité la première réunion des Ministres africains de la santé et pour l’Afrique qui a organisé une rencontre d’une telle envergure dans le domaine de la santé depuis la création de l’Union Africaine.

Au cours de la  cérémonie d’ouverture, quatre allocutions ont été prononcées : celle du ministre nigérian de la santé, celle du Directeur Régional de l’OMS pour l’Afrique, celle du Commissaire de l’Union Africaine en charge des questions de santé et le discours d’ouverture du Vice président de la république d’Angola représentant le Chef de l’Etat angolais.

Plus de trois cent délégués venus des quatre coins du continent, des responsables des communautés Economiques Régionales, des partenaires au développement, des représentants des organisations non gouvernementales et ceux des organismes du système des nations unies. La délégation du secrétariat général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale(CEEAC) a été conduite par le Secrétaire Général, l’Ambassadeur AHMAD ALLAM-MI.

Défis

Malgré quelques embellis enregistrées ces dix dernières années en Afrique dans l’augmentation de l’espérance de vie qui passe de 50 à 54 ans et la baisse de mortalité infantile qui décroît de 220 à 45 décès pour mille naissances, les indicateurs demeurent au rouge tant sur le plan de matériel médical que sur le plan qualitatif et quantitatif des ressources humaines. D’autre part, la résurgence de la fièvre hémorragique Ebola dans trois pays de l’Afrique occidentale, la vétusté et la pénurie des infrastructures de santé, la persistance des maladies non transmissibles comme le tabagisme, l’alcoolisme, la sédentarité, l’obésité et la consommation des aliments non sains intègrent la liste non exhaustive des défis que l’Afrique et le monde se doivent de relever s’ils veulent réellement atteindre les objectifs du millénaire pour le développement en matière de santé. Nonobstant la diminution de 40% en 2013 du nombre des nouvelles infections à VIH, les dernières estimations du programme commun des Nations Unies sur le VIH/Sida  en Afrique subsaharienne  n’inspirent pas encore trop d’optimisme.

Riposte

« Parler de la santé, c’est parler de l’avenir de nos enfants et parler de infrastructures de la santé, c’est aussi garantir le bien-être de nos populations… » a martelé le Vice-président de la république d’Angola qui a appelé tous les participants à unir les efforts pour lutter contre tous les maux, toutes les catastrophes et calamités qui minent le continent africain. Pour cela, la réunion de Luanda a décidé de  la mise en place des outils efficaces pour une riposte à la hauteur  des dégâts causés par les maux évoqués. Au nombre de ceux-ci, les participants entendent créer une Agence africaine des médicaments, un centre africain de prévention et de contrôle des maladies. Ils envisagent aussi  d’adopter des politiques et stratégies pour résoudre le problème posé par les facteurs de risque des maladies non transmissibles en Afrique, mettre un terme à la mortalité maternelle et infantile évitable en Afrique et mettre en place des mécanismes de responsabilisation pour évaluer l’application des déclarations et d’autres engagements pris par les Ministres africains de la santé.

De manière unanime, tous les participants ont décidé de communier ensemble pour marquer leur solidarité et leur soutien à l’initiative de l’OMS et de l’UA. «  Il s’agit de créer des plateformes et des synergies entre pays africains en vue de faire face aux défis qui entravent le développement du continent en matière de santé… » a souligné le Directeur Régional de l’OMS-Afrique, l’angolais Luis GOMES SAMBO.

Plan stratégique de la CEEAC

La CEEAC a mis en place une feuille de route basée sur la responsabilité partagée et la solidarité régionale, comme réponse au VIH/Sida. Cette feuille de route constitue sa stratégie de lutte contre le VIH/Sida en Afrique Centrale qui s’étale de 2014 à 2018. La mise en œuvre de cette stratégie nécessite la mobilisation des ressources. Raison pour laquelle, le secrétariat général de la CEEAC entend organiser au mois de juin 2014 à Luanda, une table ronde des bailleurs de fonds et des partenaires au développement. Le budget en vue de la mise en œuvre du plan stratégique de la CEEAC pour la lutte contre le VIH/SIDA est estimé à plus de 35 millions de dollars de américains.

 

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