A l’occasion de la réunion de sensibilisation du Projet régional de facilitation des Affaires (PRFA) dans l’espace CEEAC tenue à Douala, du 11 au 12 novembre 2014, experts, consultants et investisseurs de la zone, soucieux de l’amélioration de l’environnement des affaires, ont convenu de la mise sur pied d’un Réseau régional d’entrepreneurs d’Afrique centrale.

Regroupement professionnel, apolitique et à but non lucratif, ce futur forum est l’émanation d’un noyau d’entrepreneurs issus des pays suivants membres de la CEEAC : Cameroun, Centrafrique, Gabon, Burundi et Sao Tomé Pour eux, les grands principes qui vont guider le réseau devraient être, plus ou moins, les mêmes que ceux qui ont été appliqués pour l’Afrique de l’Ouest ; le Secrétariat général de la CEEAC jouant le rôle de cellule d’appui.

Ils expliquent leur motivation par le fait qu’ils ont à cœur le souci d’améliorer l’environnement des affaires au sein de leur sous-région où ils sont guidés par les objectifs de l’essor d’un secteur privé fort et dynamique, partenaire du développement économique.

Ce nouveau réseau se veut un vecteur de l’excellence, de l’entrepreneuriat et du professionnalisme. Organisme multidisciplinaire à but non lucratif à vocation de synergie de réseautage et de collaboration, il devra rassembler en son sein les créateurs de richesses des cinq pays ci-dessus cités. Cependant, à très court terme, il devra englober les hommes d’affaires, de l’ensemble des pays de la CEEAC, qui le souhaitent, dans l’optique de développer un réseau crédible et solide de leaders, afin d’accroître leur influence, leur épanouissement, leur intégration et incruster les habitudes de réseautage d’affaires comme outil de succès et de création de valeur.

Patrick Sevaistre, expert consultant en politiques publiques et de développement, Chef de Mission du PRFA, explique : « le réseau d’entrepreneurs dans l’espace CEEAC sera un forum d’hommes d’affaires dynamiques, de professionnels et de travailleurs qui veulent faire la promotion de l’entrepreneuriat comme outil de création de richesses et d’intégration en Afrique centrale ».

Réformes et promotion de l’investissement privé

Encore embryonnaire et isolé, le secteur privé africain moderne dans l’espace CEEAC est loin de représenter la cohésion et la masse critique nécessaire pour forcer les évolutions et dominer les forces de résistance qui sont importantes pour se faire reconnaitre par les Etats, pour faire reconnaitre, par le secteur public, la légitimité du profit et l’efficacité de l’initiative privée comme vecteur de création de richesse et d’emplois.

La mise sur pied du réseau répond à cet objectif : permettre aux entrepreneurs dans chaque pays de rompre l’isolement et de se battre, ensemble, pour faire changer l’environnement institutionnel qui est aujourd’hui anti-entrepreneurial, convaincre les Etats de faire les réformes institutionnelles nécessaires pour promouvoir l’investissement privé, la liberté économique, et permettre, enfin, aux Africains d’exprimer l’étendue de leur talent entrepreneurial.

Une mission fondamentale et légitime de ce réseau doit créer des flux d’affaires entre les entrepreneurs de la région (exemple du business développé par des entrepreneurs présents à Douala entre le Gabon et le Burundi) en vue de donner du contenu très concret à l’intégration régionale, commente Sevaistre.

En effet, selon l’expert, en Afrique, centrale, les "Steve Jobs" africains existent, mais, le plus souvent, ils préfèrent vivre cachés pour ne pas être tués dans l’œuf par les impôts et toutes les tracasseries administratives. Comme Steve Jobs qui a créé Apple dans son garage chez lui à Palo Alto, les "Steve Jobs" doivent sortir de leur "garage" pour opérer dans le secteur moderne et quitter l’informel.

Pour cela il faut un environnement des affaires incitatif.Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Mis en cause, le climat des affaires dans la région qui n’est pas favorable. Il y a un écart important entre les intentions entrepreneuriales (très élevées) et le taux d’activité entrepreneuriale (relativement modeste). Elles tiennent au faible taux de conversion des entreprises nouvelles en entreprises pérennes, car, le plus souvent, les conditions ne leur permettre pas de le faire.

« Cette initiative a pour vocation de contribuer pleinement à la stratégie de croissance initiée par les Etats de la CEEAC », enchaîne Sevaistre. « C’est un outil d'appui au développement de l'entrepreneuriat privé, que les opérateurs économiques de l’Afrique centrale doivent accueillir avec enthousiasme. Cette initiative de mise en réseau requiert en effet une franche adhésion de leur part et est très prometteuse pour les jeunes entrepreneurs de la région, porteurs de projets innovants et en quête de financements mais aussi d'une expertise technique et managériale », conclut-il.

Sylvestre TETCHIADA, pour le service communication de la CEEAC

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