Libreville(Rép. Gabonaise), le 25 février 2020-La capitale gabonaise accueille du 25 au 27 février 2020 l’Atelier Régional de renforcement des capacités sur le processus et les outils de sélections des projets de la deuxième phase du Programme de développement des infrastructures de l’Afrique (PIDA2, 2021-2030)..

Trois allocutions ont été prononcées au cours de la cérémonie d’ouverture, notamment le mot de bienvenue du Secrétaire général adjoint du ministère des transports, de l’équipement, des infrastructures et de l’habitat madame Juliette Corine Skitt, l’allocution de la représentante de la Commission de l’Union Africaine madame Souhila Amazouz et le discours d’ouverture du représentant du Secrétaire général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale(CEEAC) Monsieur Guichard Tsangou.

Prennent part aux travaux les délégués de tous les pays membres de la CEEAC, de l’Union Africaine(UA), de la Banque Africaine de Développement(BAD) et de l’Agence de Développement du NEPAD.

L’objectif de la rencontre de Libreville est de donner aux experts des Etats membres de la CEEAC les rudiments nécessaires sur le processus et les outils de sélection des projets du Plan prioritaire 2 en vue de leur permettre de prioriser une dizaine de projets susceptibles de dynamiser l’économie de nos pays par l’augmentation des échanges commerciaux entre eux et surtout à améliorer l’efficacité de la chaîne logistique des transports et réduire les coûts d’acheminement des produits transportés afin d’accroitre leur degré de compétitivité sur le marché local et international.

Pour madame le Secrétaire général du ministère des transports, de l’équipement, des infrastructures et de l’habitat du Gabon, « il est nécessaire que les différentes équipes nationales du PIDA se retrouvent et communiquent régulièrement sur les projets prioritaires de la sous-région en ayant à l’esprit les avantages de l’approche de corridor intégré ». « Notre vision commune doit converger vers la promotion d’une approche intégrée multisectorielle orientée vers l’emploi, le genre et l’environnement », a conclu madame Juliette Corine Skitt.

Atelier PIDA2 550 01Pour la représentante de la Commission de l’Union Africaine, cet atelier de formation sur le processus de sélection des projets s’inscrit dans la vision à long terme de l’Union Africaine à savoir, une vision qui répond à une volonté panafricaine d’union, de progrès et de prospérité collective.

madame Souhila Amazou estime que le succès des différents projets de développement échafaudés en Afrique passe avant tout par le développement des infrastructures. « avec la création en 2012 de la zone de libre-échange continentale (ZLEC) et son entrée en vigueur en juillet 2019, il est plus que jamais nécessaire de renforcer le développement d’une infrastructure économiquement viable et techniquement durable afin de promouvoir la mise en application de cette zone de libre-échange et assurer ainsi la relance du commerce intra-africain. Le succès d’autres programmes et la mise en œuvre d’un grand nombre de stratégies continentales dépendent également des infrastructures.  

Dans son discours d’ouverture, le représentant du Secrétaire général de la CEEAC s’est appesanti aussi sur l’importance que revêtent les infrastructures dans l’essor économique d’un Etat ou d’une région. « La pertinence du développement des Infrastructures (Transports, Energie, Eau et TIC) pour soutenir le développement économique et le commerce en Afrique centrale, est en conformité avec les protocoles du Traité instituant la CEEAC, traitant de la coopération en matière d’infrastructures, d’équipement de transport et de communication, d’énergie et des ressources naturelles. C’est dans ce cadre que la Communauté, dans sa vision stratégique à l’horizon 2025, a réaffirmé l’importance que revêt ce domaine pour une meilleure connectivité des économies, une réduction considérable des coûts liés aux échanges commerciaux qui jusque-là obèrent la compétitivité de la région et un développement intégré de celle-ci », a souligné Guichard Tsangou qui a, ensuite énuméré les projets d’infrastructures conduits par la CEEAC et qui sont arrivés à maturité comme :

Atelier PIDA2 550 03Le projet de construction du Pont route rail Brazzaville-Kinshasa et le prolongement du chemin de fer Kinshasa-Illebo, les axes Ouesso-Sangmélima, Kribi-Bata, etc. sans oublier la gestion des ressources transfrontières en eau, la mise en place d’un marché régional de l’électricité, les chantiers sur la mise en œuvre du Plan d’Action Consensuel de Déploiement des Infrastructures de Communications Electroniques de l’Afrique centrale (PACDICE-AC) et la lutte contre la cyber criminalité. Le représentant du Secrétaire général de la CEEAC a enfin formulé le vœu que :

  • comparativement à la première phase du PIDA que durant sa deuxième phase, les projets soient sélectionnés dans l’approche de bas en haut afin de garantir d’une part, la prise en compte des projets de notre espace communautaire dans la mise en œuvre du programme PIDA et d’autre part l’appropriation de ces projets par nos Etats membres ;
  • le niveau de développement de chaque sous-région dans le développement des infrastructures soit pris en compte dans le processus de définition du nombre de projets à affecter dans chaque Communauté Economique Régionale.

 

Le PIDA dans sa deuxième phase vise à l’horizon 2030 à désenclaver les régions rurales et reculées grâce à des services d'infrastructures intégrés. Cette vision consiste à mettre au point une approche stratégique de haut niveau visant à mettre en œuvre de manière efficiente des infrastructures et services intégrés et durables dans les régions rurales et reculées du continent, autrement dit, une stratégie d’accès universel aux infrastructures économiques.

Tous les orateurs ont émis le vœu que l’Atelier accouchera de bonnes délibérations.

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