Libreville(Rép. Gabonaise), le 18 février 2020- Brazzaville, la capitale de la république du Congo accueille le 19 mars 2020 la table ronde des partenaires techniques et financiers pour le financement des projets d’infrastructures en Afrique Centrale, notamment ceux de construction du pont route-rail Brazzaville-Kinshasa, du prolongement du chemin de fer Kinshasa-Ilebo, de la route Ouesso-Bangui-Ndjamena et de la navigation sur le fleuve Congo et ses affluents Oubangui et sangha.

 

L’annonce a été faite ce jour à Libreville qui abrite le siège de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale(CEEAC) par le Secrétaire général adjoint de la CEEAC chargé du Département de l’intégration physique, économique et monétaire(DIPEM), son Excellence Madame Marie Thérèse Chantal Mfoula qui avait à ses côtés, l’économiste pays en chef M. Adalbert Nshimyumuremyi, représentant le Représentant résident de la Banque Africaine de Développement (BAD), devant un parterre des membres du corps diplomatique accrédités au Gabon, des Représentants  des Partenaires techniques et financiers comme la JICA japonaise, l' Union Européenne , la Commission de l’Union Africaine et des journalistes venus des différents organes de presse nationale et internationale.

BAD CEEAC TR 550 02Deux allocutions ont été prononcées au cours de la cérémonie : L’allocution du Secrétaire général adjoint de la CEEAC DIPEM Mme Mfoula Marie Chantal Thérèse et celle du Représentant du Représentant régionale de la BAD M. Adalbert Nshimyumuremyi.

Dans son allocution de circonstance, Mme Mfoula Marie Chantal Thérèse a énoncé les projets qui seront présentés à la table ronde, à savoir :

  • Le projet de construction du Pont Route – Rail sur le fleuve Congo entre Brazzaville et Kinshasa et le prolongement du chemin de fer entre Kinshasa et Ilebo ;
  • Le projet de construction et mise à niveau de la route OUESSO – BANGUI – NDJAMENA (CD13) ;
  • Le Projet de navigation sur le fleuve Congo et ses affluents OUBANGUI et SANGHA (Aménagements fluviaux et portuaires sur le fleuve Congo).

Ces grands projets sont subdivisés en 12 sous projets d’infrastructures phares à réaliser entre 2020 et 2029. Il s’agit d’un programme de transports intégrateur et multimodal, tous issus du Programme Prioritaire du PDCT-AC (Plan Directeur Consensuel des Transports en Afrique Centrale), adopté par les Chefs d’Etat en janvier 2004 ainsi que du PIDA (Programme de Développement des Infrastructures en Afrique) adopté par la Conférence des Chefs d’Etat de l’Union Africaine en 2012. Pour le Secrétaire général adjoint de la CEEAC ses projets qui ont fait l’objet d’études détaillées approfondies et qui ont atteint un certain degré de maturité sont porteurs et bancables.

Ces projets visent à(01) connecter la région aux Communautés Economiques limitrophes, (02), à interconnecter les capitales des Etats membres par des routes bitumées, (03) à développer le transport multimodal pour faciliter l’accès des pays enclavés aux ports maritimes de la région, (04) à renforcer les marchés régionaux, (05) à stimuler le commerce intra-africain, (06) à créer des emplois, (07) à mettre en valeur les ressources naturelles et les richesses minières de la sous- région de l’Afrique centrale, (08) à réduire la pauvreté et les coûts de production et de transaction afin d’améliorer la compétitivité des pays d’Afrique Centrale sur le marché régional et mondial.

La Table Ronde de Brazzaville s’est fixé pour objectifs de :

- Présenter ces grands projets d’infrastructures de transports qui ont fait l’objet d’études avancées aux Partenaires bilatéraux et multilatéraux pour solliciter leur financement ;

- Mobiliser, au terme de l’évènement, 2.5 milliards d’euros pour les investissements prévus en première phase du programme (2020-2024) et 17,5 milliards d’euros pour la deuxième phase (2024-2030) dont le contenu sera plus affiné au cours de la première phase 2020-2024 ;

- Echanger et développer une vision commune autour des enjeux, des défis, et des autres stratégies à mettre en place pour développer durablement ces projets.

BAD CEEAC TR 550 11Prenant la parole à son tour, le représentant de la BAD a qualifié de peu reluisant, le tableau sur la mise en œuvre de la Zone de libres Echanges continentale africaine et régionale, puis sur le commerce intra-africain.

« Non seulement cet espace géographique (Afrique centrale) présente le plus faible réseau d'infrastructures du continent, mais c'est aussi l'Afrique centrale qui a le plus faible taux d'échanges commerciaux intracommunautaires, avec moins de 3%, contre en moyenne 10% pour les autres communautés économiques régionales… ». Pour M. Adalbert Nshimyumuremyi « il est grand temps d'agir pour accélérer l’intégration régionale en Afrique centrale et soutenir les efforts de diversification économique et de transformation structurelle entrepris par les pays ».

Le représentant de la BAD a réitéré son soutien à la CEEAC et souhaité que d’autres partenaires appuient l’action de la CEEAC pour la réussite de la table ronde.

Une présentation du projet a édifié l’auditoire sur les enjeux de la table ronde et les dividendes à tirer des projets une fois mis en œuvre.

L’évènement a suscité un intérêt et un engouement très particuliers à en juger les échanges fructueux qui s’en ont suivis lors de la séance de questions-réponses. « avec la mise en place de telles activités et la mise en œuvre qui s’en suivra, la CEEAC est entrain de rentrer dans une ère beaucoup plus pragmatique qu’elle ne l’a été jusque-là… » a déclaré une diplomate d’un Etat membre de la CEEAC.

Les entreprises privées intéressées par les projets susmentionnés ont déjà les oreilles et les regards rivés vers Brazzaville où seront définies les modalités de leur participation à la réalisation desdits projets.