Photo de famille des participants au séminaire tenu à Kigali

Kigali(République du Rwanda), les 04 et 05 décembre 2018 - Un atelier régional public-privé de deux jours s’est ouvert dans la capitale rwandaise pour échanger sur la facilitation des échanges en Afrique Centrale. Ce séminaire qui réunit les représentants des onze Etats membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) a pour but « surtout de procéder à un échange d’expériences et bonnes pratiques d’échanger sur les expériences des uns et des autres sur la question des échanges commerciaux frontaliers entre les pays mais aussi à voir ensemble les défis qui existent et les probables solutions à y apporter » comme l’a souligné Madame Marie Thérèse Chantal MFOULA, Secrétaire Général Adjoint de la CEEAC en charge du Département de l’Intégration Physique, Economique et Monétaire (SGA/DIPEM) dans son allocution lors de la cérémonie officielle d’ouverture.

Enjeux des corridors de développement et problématique de leur financement, la facilitation des échanges   et la réduction des entraves au commerce en Afrique centrale, notamment l’élimination des Barrières Non Tarifaires (BNT), tels sont quelques points à l’ordre du jour de l’atelier sur la facilitation des échanges en Afrique centrale. Au cours de cet atelier les participants attendent des solutions aux problèmes existants, pour une Afrique centrale qui communique financièrement sans barrière.

Une vue du presidium de l'atelier Comme l’ont rappelé les participants, l’Afrique comme le monde en général voit son économie s’accroitre à travers les commerces internes et externes mais la concurrence entre les économies ne lui profite surtout pas. Ceci est dû surtout aux coûts élevés des échanges. En effet,   les coûts de transactions et les coûts administratifs sont disproportionnellement élevés. Un rapport du Doing Business a indiqué qu’« en 2012, en moyenne les exportateurs africains prenaient une semaine de plus pour exporter un conteneur standard et payaient 404$ de plus. De même, pour les importateurs, importer en Afrique demande une semaine de plus et coûte jusqu’à 668$ de plus ». La SGA/DIPEM a souligné que « les participants sont ici pour chercher des solutions pour une communauté mieux connectée et compétitive, mais aussi une communauté qui se facilite mutuellement et apprend des uns et des autres à l’interne comme à l’externe pour améliorer les transactions commerciales des produits et des services ».  

Parmi les problèmes traités dès le premier jour figurent les enjeux des corridors de développement en Afrique Centrale et la problématique de leur financement qui a fait l’objet d’une présentation par la BAD.

Au cours de la session, les participants en présence des représentants du secteur privé, des Comités nationaux de facilitation des échanges du Cameroun et du Congo, des représentants de la Plateforme des Acteurs Non Etatiques d’Afrique Centrale et des Organisations des Paysans de la région, ont discuté des questions importantes touchant le développement intégré des infrastructures en Afrique centrale, la capitalisation sur les corridors pour développer le commerce des produits agricoles, la gestion des transits, la réduction des délais et les coûts et le financement des corridors.

Les participants au séminaire échangeant les idées sur les problèmes auxquels fait face la CEEACUn autre point à l’ordre du jour est la promotion des échanges électroniques des documents de commerce. Les participants ont eu à suivre et à échanger sur l’expérience vécue par l’Alliance Africaine pour le Commerce Electronique. Un projet de mise en œuvre de cette plateforme d’échanges électroniques des certificats d’origine dans la zone UEMOA et CEEAC vise surtout a « sécuriser et à simplifier la demande, l’émission et la présentation du certificat d’origine entre deux pays appartenant à la même zone en vue de faciliter les échanges commerciaux », comme l’a mentionné le coordinateur du projet lors de la présentation. Ce projet initié en 2014 part de l’expérience du Sénégal qui traite électroniquement l’émission du Certificat d’origine depuis 2004 et du Cameroun, pour construire des projets pilotes avec d’autres pays et apprécier les bénéfices d’une telle approche. Parmi les défis visés par le projet et les solutions à apporter, relever les difficultés au niveau des échanges douaniers en créant des échanges électroniques des documents entre deux pays, les échanges commerciaux et les échanges des données en rapport avec le commerce.

Les participants ont estimé que, même si une telle pratique se heurte à des difficultés liées au quotidien dans lequel le commerce se faisait, il n’en demeure pas moins qu’elle facilite la transparence dans la transaction des produits, réduit le temps octroyé lors des transits frontaliers mais aussi assure qu’il n’y a pas falsification des documents, fraude...

Durant la première séance de travail, les participants ont aussi parlé des problèmes de l’insécurité, le manque d’information de l’origine des produits (sans certificat d’origine), les infrastructures vétustes et non appropriées, le manque de compétence requise de certains agents de douanes, la densification des postes de contrôle unique frontalier et la planification de leur construction à proximité des pôles de développement.

Un défi majeur surtout qui préoccupe la communauté et les participants au séminaire est la libre circulation des produits entre Etats Membres alors qu’elle est le pilier même de la fondation de la CEEAC. Après de longs échanges le séminaire à préconisé que les responsables de différents domaines doivent en être informés et invités dans les prochains séminaires.

 

 

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