Yaoundé(Rép. du Cameroun), le 04 octobre 2017- La mission de plaidoyer dans les Etats membres conduite, par le Secrétaire général adjoint en Charge du département de l’Intégration Physique, Economique et Monétaire (DIPEM) de la CEEAC, Madame MFOULA Marie Thérèse Chantal est arrivée à son terme ce jour, à Yaoundé au Cameroun dernière étape après celles de N’Djamena et Brazzaville.

La mission avait un double objectif à savoir d’une part  d’informer et de sensibiliser les Ministres Ordonnateurs des fonds IDA et  ceux en charge de l’Agriculture et de Développement Rural pour l’obtention du Prêt Programmatique Adaptatif de la Banque Mondiale ; et d’autre part de les impliquer dans le processus de mobilisation des financements du PPAAC auprès de ladite institution financière.

 

A Yaoundé, la délégation de la CEEAC a été reçue par le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural (MINADER) M. Henri EYEBE AYISSI,  et le Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Economie, de la
Planification et de l’Aménagement du  Territoire (MINDEL/MINEPAT), M. YAOUBA Abdoulaye.

Aud Cam DIPEM AGRI 550 2Durant ces rencontres, Madame MFOULA Marie Thérèse   Chantal,  a présenté  les   objectifs de  la
mission, les résultats attendus et les enjeux en ce qui concerne le rôle de chacun des ministères dans la 
mobilisation   des   ressources   financières.   Elle   a   aussi   profité   de   cette   opportunité   pour
 s’enquérir véritablement de l’ information reçue au sujet de la requête que le Cameroun aurait déjà introduite auprès de la Banque Mondiale pour la
 planification d’un programme qui  pourrait  être ancré au  Programme de Transformation de l’Agriculture en Afrique de l’Ouest (PTAAO).Elle a souligné que  pour la CEEAC, les
 Etats membres doivent privilégier l’intégration régionale et travailler au sein de l’ Afrique Centrale  dans le
 cadre du PPAAC et c’est dans cette optique que ce plaidoyer a été mené au Tchad, au Congo et
au Cameroun. Or au Cameroun, les informations reçues laissent croire que les démarches
 entreprises pourraient compromettre cette dynamique sous régionale tant recherchée.

Tout en portant une appréciation justifiée aux préoccupations soulevées par la délégation de
la   CEEAC,  les deux Ministres ont rassuré le SGA/DIPEM de la CEEAC que   la   démarche   du   Cameroun   pour   la   formulation   de   son   Programme de Productivité Agricole n’exclurait   en   aucun   cas   la   problématique   de   l’intégration sous régionale,   car   l’espace
 communautaire de la CEEAC dispose d’énormes potentialités agro-écologiques pour tirer
 profit des projets et programmes de développement rural . et pour s’accorder dans ce sens , les Ministres ont instruit la tenue d’une rencontre entre les experts du MINADER, ceux du MINEPAT et la délégation de la CEEAC pour clarifier les zones d’ombres.

La délégation de la CEEAC a travaillé avec une équipe du siège de la Banque Mondiale à Yaoundé au Cameroun. Cette séance de travail très riche a eu lieu avec  Madame Myriam CHAUDRON
 et  Monsieur Idriss DIAW, respectivement chargée de Portefeuille Banque Mondiale pour
le Cameroun et le responsable du Développement Durable et Energie. De ces échanges, il ressort que dans le cas du Cameroun, une 
première mission de pré-identification a été réalisée, un groupe de travail multisectoriel est
 mis en place et des missions ont été effectuées avec le groupe de travail en Afrique de l’Est
 et en Afrique de l’Ouest. Suite à ces missions, le Cameroun a opté pour s’aligner avec la
 CEDEAO en   vue  de  bénéficier   des expériences  du   PPAAO.  Dans ces  conditions, la
 Banque Mondiale ne peut pas conduire deux processus à la fois, c’est-à-dire formuler le
programme de productivité  agricole   des Etats membres (Cameroun, Tchad) et  en   même
 temps   entamer   une   procédure   de   formulation   du   PPAAC   étant   entendu   qu’il s’agit   d’un
 même   programme.   La   meilleure   façon   est   de   négocier   avec   le   Cameroun   pour   l’introduction   d’une   composante   régionale   qui   permettra   de   renforcer   les   capacités
 institutionnelles de la CEEAC pour une période de trois à quatre ans. Cela permettra de
mieux préparer les Etats membres pour s’engager dans le PPAAC.


Aud Cam DIPEM AGRI 550Quant au mécanisme   de   financement,  la   délégation   de   la   CEEAC   a été informée des changements
 importants qui ont été opérés. Le mécanisme actuel retenu aussi bien pour le Cameroun que
 pour le Tchad est un prêt sur le portefeuille IDA des Etats membres à contribution paritaire
 (1$US contre 1$US) avec le guichet IDA régional. Et par conséquent, la notion de 1/3 sur 
IDA  national   (Prêt)   et   2/3   sur   IDA  Régional   (Subvention)   n’est   plus   applicable   dans   le
 nouveau   dispositif   de   financement   qui   sera   aussi   exempté   de   1/15   à   mobiliser   pour   le
 CORAF/WECARD   afin d’assurer la     coordination   régionale. Cependant, la possibilité de trouver des ressources pour soutenir et bâtir 
l’intégration sous régionale est toujours ouverte à travers un renforcement institutionnel de la CEEAC à condition
 qu’une   fenêtre   régionale   soit   ouverte   dans   la   formulation   du   PPA  Cameroun    qui devra permettre de relancer le PPAAC à court terme sur la base des
engagements des Etats membres à mieux s’approprier le processus du PPAAC.

Le Chef de délégation de la CEEAC a réitéré ses remerciements aux Autorités camerounaises et souligné la nécessité de la mise en place d’une passerelle  de collaboration et de suivi de ce dossier entre le Secrétariat Général de la CEEAC et le Comité interministériel ( MINEPAT, MINADER ,MINEPIA , MINRESI) mis en place.

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