Libreville, le 14 avril 2015

Le ministre gabonais de la Forêt, de l’Environnement et de la Protection des ressources naturelles Noël Nelson MESSONE a reçu dans son cabinet de travail une délégation du secrétariat général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale(CEEAC) conduite par son Excellence, l’ambassadeur Ahmad ALLAM-MI. Une seule question au cœur de la séance de travail, l’avenir de l’Agence pour le Développement de l’information environnementale(ADIE).

Créée au départ comme Association pour le Développement de l’information environnementale par Sept pays (Cameroun, Congo, RD Congo RCA, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad), à l’initiative des bailleurs de fonds, notamment de la Banque Mondiale avec l’appui de la Banque Africaine de Développement du Programme des nations Unies pour l’Environnement, de l’UE, du FIDA, du FFEM, du FAC , de l’ACDI, de la FAO, du PNUD, de l’USAID, de la coopération belge, de la coopération allemande, etc., l’Association s’est muée en Agence plusieurs années plus tard à cause entre autres, de la faible contribution des Etats membres, la limitation des contributions des partenaires et les faibles revenus générés par l’ADIE.

Pour tenter de redonner vie à cette organisation moribonde, la CEEAC a injecté une somme de 58 millions de FCFA en 2008, 10 millions en 2012 et 18 millions en 2013.

Malheureusement, ni  ces sommes versées par la CEEAC, ni les changements statutaires apportés à l’Agence n’ont  permis à l’ADIE de retrouver le fonctionnement normal souhaité par ses fondateurs. Aujourd’hui, force est de constater que l’organisation qui a son siège actuellement en Guinée Equatoriale bat de l’aile et nécessite une thérapie de choc pour sortir de sa léthargie.

Pour le Secrétaire général de la CEEAC, la position de la CEEAC est claire : le foisonnement des institutions régionales ne concoure pas à leur efficacité, il faut rapidement tenir un conseil d’Administration afin de décider du sort définitif de l’ADIE. Mais avant la tenue de ce conseil il faut procéder par un audit financier et comptable, actualiser l’audit institutionnel qui avait été réalisé en juillet 2011 et qui avait sonné le glas de l’ADIE en ces termes « La mission d’audit doute de la capacité de l’ADIE à se relever et à se redynamiser. Elle ne voit aucune justification à maintenir et à réactiver cette structure et recommande une mise en liquidation pour enfin solder les comptes des personnes physiques et morales dont l’ADIE est redevable depuis plusieurs années ».

Le Secrétaire général de la CEEAC  a estimé que la mission de l’ADIE est à redéfinir dans le cadre de la réforme globale de la CEEAC.

 

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