Libreville, le 17 juin 2014

Photo d'ensemble des participants

ouverture ce mardi 17 juin 2014 de l’atelier sur l’état des besoins en matière d’identification, délimitation et démarcation des frontières dans l’espace CEEAC. Pendant trois jours, les experts des Etats membres vont passer au peigne fin toutes les questions liées au Programme frontière de la CEEAC. Les travaux se déroulent en trois phases :

La première a abordé les aspects sociologique, sécuritaire et économique et le cadre logique du programme Frontière CEEAC. Les participants ont rappelé les problèmes liés à l’absence de démarcation et délimitation des frontières et souligné l’impact sociologique, sécuritaire et économique dans le processus d’intégration et de développement de l’espace CEEAC.

 

La deuxième phase est consacrée à l’état des lieux des frontières, notamment à l’examen pratique des frontières des pays présents, et à la connaissance des différentes actions menées par les organismes nationaux impliqués dans le processus de délimitation, démarcation des frontières communes. L’enjeu repose sur l’identification de quelques frontières déjà démarquées et/ou délimitées, en insistant sur l’échange d’expériences et les bonnes pratiques, mais aussi sur les difficultés actuelles et sur le devenir souhaité.

La troisième phase fera l’état des lieux des projets frontaliers en s’appuyant sur le recensement pratique des initiatives ou projet de coopération transfrontalière. Ici, les participants scruteront les initiatives et les projets communautaires publics ou privés dans le cadre de la coopération transfrontalière, le recensement des besoins en matière d’identification, délimitation et démarcation des frontières de l’espace CEEAC.

Dès l’entame des travaux, les participants ont retracé la complexité de la question des frontières tant sur le plan régional que sur le plan continental. Les frontières ont toujours été un facteur de conflits et de différends sur le continent. En juillet 1964, Les chefs d’Etat et de gouvernement africains ont adopté au sommet du Caire, la résolution AHG /R.S.16(1) proclamant la conservation des frontières existantes au moment de l’accession des pays africains à l’indépendance, et, dès lors appliqué le principe d’intangibilité des frontières dans le cadre de l’organisation de l’Unité Africaine.