Brazzaville, le 13 décembre 2014

Du 10 au 12 décembre 2014 la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) avec l’appui de l’Union Européenne à travers le Programme d’Appui à la CEEAC en matière de Paix et de Sécurité (PAPSII) et de l’appui technique du Centre pour la Paix, la Sécurité et la Prévention de la Violence armée (CPS-AVIP)a organisé à Brazzaville, la capitale de la République du Congo un atelier de formation sur le thème : « Femmes, violence armée et le contrôle des armes légères et de petit calibre (ALPC)».

 

Cet atelier s’inscrit dans le cadre d’un processus de renforcement de capacités, de sensibilisation et de mobilisation des Institutions Etatiques et des organisations de la société civiles entrepris par le Secrétariat Général de la CEEAC depuis quelques années en vue de contribuer à la vulgarisation et la mise en œuvre des instruments sous régionaux et internationaux en faveur des femmes.

Pendant trois jours  les Institutions Etatiques et les Organisations de la société civile de Brazzaville et des provinces se sont familiarisées avec les instruments tels que la convention de Kinshasa, les résolutions des Nations sur la Femmes notamment la résolution pionnière 1325 et les autres résolutions ainsi que d’autres instruments comme le Traité sur le Commerce des Armes (TCA) etc.

Les temps forts de cet atelier ont été marqués par les points suivants :

-          La très faible présence des femmes dans les différents mécanismes, programmes et politiques liés à la paix et à la sécurité : au niveau des organes décisionnels de la police, de l’armée et aux rencontres régionales et internationales des Etats, etc.

-          Ratification de certains instruments tels que la convention de Kinshasa

-          Partenariat Ministères clés concernés par la thématique et les organisations de la société civile.

-          Le rôle de collecte d’information, de plaidoyer et de sensibilisation que doit jouer la société civile au sein de la communauté et auprès des décideurs.

Recommandations

Les participants à l’atelier ont formulé les recommandations suivantes :

-          Ratification dans un court délai de la Convention de Kinshasa et du TCA par la République du Congo.

-          Réactualisation suivant les normes internationales, des lois et autres mesures nationales sur les armes à feu ;

-          création d’une commission nationale sur les armes légères véritablement opérationnelle qui tient compte de la dimension genre;

-          multiplication des études et enquêtes sur l’état de lieux de la circulation des ALPC en République du Congo ;

-          un véritable partenariat entre les institutions étatiques clés en la matière et les organisations de la société civile en vue de mobiliser les communautés congolaises autour et contre la violence armée et la prolifération des ALPC et aussi pour accroître le nombre ainsi que le rôle des femmes dans ce processus