Au cours de la cérémonie d’ouverture des travaux de la commission consultative de la 16è session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement qui s‘est déroulée le 16 novembre 2014 à N’djamena, en République du Tchad, le Secrétaire général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), l’ambassadeur Ahmad ALLAM-MI, s’est dit favorable à de profondes réformes structurelles et institutionnelles en vue dit-il « de construire en Afrique Centrale une Communauté Economique régionale viable et forte dotée d’un exécutif adapté aux défis de l’heure ».

Pour le Secrétaire général de la CEEAC, l’assainissement de la gestion des ressources humaines et financières du secrétariat et l’achèvement de la réforme institutionnelle sous la supervision de l’un de nos chefs d’Etat ne seront permissibles qu’après avoir pris un train de mesures courageuses dont, la création d’un fonds spécial.

Dans son discours aux allures de bilan, le secrétaire général a évoqué les efforts consentis par le secrétariat général dans le cadre de la réalisation des missions assignées par la 15è session ordinaire de la conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement, énuméré les difficultés auxquelles fait face l’institution communautaire et proposé des issues de sortie.

Les défis

Sur le chemin de l’intégration régionale, trois grands défis restent à relever et s’érigent en préalables :

-       Le premier, l’accélération de la réforme institutionnelle de la CEEAC pour sa transformation en une véritable Communauté Economique Régionale d’ici 2017 et ce, en parallèle et harmonie avec la rationalisation des Communautés Economiques régionales du Continent attendue depuis 2007 ;

-       Le deuxième, la non-opérationnalisation par la majorité des Etats membres du Mécanisme de financement des programmes d’intégration dénommé « Contribution Communautaire d’Intégration (CCI) » pourtant considérée par nos Etats comme un préalable stratégique ;

-       Le troisième, la non-application par la majorité des Etats membres des dispositions relatives aussi bien à la libre circulation des personnes et des biens qu’à celles de la Zone de Libre Echange.

Le Secrétaire général en appelle au sursaut de toute la communauté, afin que «  s’appliquent nos propres décisions d’autant que, par ailleurs, de la solution à ces préoccupations dépend la survie même de notre institution ainsi que celle de ses Organismes spécialisés. Notre sous région qui dispose de ressources énormes ne mérite pas la situation de précarité actuelle de son organisation d’intégration » a-t-il martelé.

Les réalisations

Au plan sécuritaire, en dépitde lasituation très préoccupante dans l’espace CEEAC avec la persistance de la violence en république Centrafricaine et ses répercussions sur l’ensemble de la région, ainsi qu’en république démocratique du Congo, malgré quelques embellies constatées ces derniers mois, d’une part, et à la menace que fait peser la secte Boko haram sur certains pays membres de la CEEAC à savoir le Cameroun et le Tchad, d’autre part, le Secrétariat général de la CEEAC a réalisé avec succès les actions suivantes :

  • Les missions de consolidation de paix en République Centrafricaine et celles du processus de sécurisation du Golfe de Guinée avec le grand Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC, de la CEDEAO et de la Commission de Golfe de Guinée tenu en mai 2013 à Yaoundé, Cameroun ;
  • L’Exercice Loango 2014 témoin de l’édification et l’opérationnalisation de notre architecture de paix et de sécurité, signe que désormais que la Force Multinationale d’Afrique Centrale (FOMAC) est apte à planifier, à déployer et à conduire des Opérations de paix aux normes retenues par la Force Africaine en Attente.
  • Le soutien aux Etats membres dans la supervision du processus électoral, la mise en œuvre de trois axes du Programme frontière de la CEEAC que sont la délimitation, la démarcation et la Coopération transfrontalière et les actions de lutte contre la prolifération des Armes Légères et Petit Calibre, de la réforme du secteur de la sécurité et de la coopération avec les organisations de la société civile en matière de paix sont autant d’actions à mettre à l’actif du secrétariat général de la CEEAC
  • poursuite des travaux des chaînons manquants des routes transafricaines et des liaisons inter-capitales ;
    • Adoption des textes juridiques visant à améliorer le transport aérien et à amenager les plateformes portuaires et les liaisons ferroviaires vers l’hinterland.

Le lancement à Yaoundé du Centre Interrégional de Coordination(CIC) et à Pointe-Noire du Centre Régional de Sécurité et de Sûreté maritime (CRESMAC) constituent la preuve de la volonté de nos Etats de rendre opérationnelles ces deux centres névralgiques ;

Au plan des infrastructures, notamment celles contenues dans le Plan Directeur Consensuel des Transports en Afrique Centrale (PDCT-AC)

Au plan de développement des technologies de l’information et de la communication(TIC), le secrétariat général a poursuivi ses actions de mise en œuvre des instruments du programme d’harmonisation des réglementations nationales   des télécommunications de l’Afrique Centrale   et du Programme de développement des infrastructures filaires Large Bande des Communications Electroniques de l’Afrique centrale approuvé par les Chefs d’Etat et de gouvernement en 2012

Au plan environnemental

  • la lutte Anti braconnage ;
  • le développement de l’économie verte et la Promotion de l’Economie des savoir-faire traditionnels en Afrique centrale ; ainsi, que dans le domaine de la prévention et la gestion des risques de catastrophes et l’adaptation aux changements climatiques.
  • la mise en œuvre du Programme Régional d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle ;
  • le suivi de la mise en œuvre de la Zone de Libre Echange non encore effective afin de s’arrimer au calendrier continental ;
  • la poursuite des négociations des Accords de partenariat économique avec l’Union européenne ;
  • la mise en œuvre du Programme de Gestion Intégré des Ressources en Eau ;
  • l’élaboration de plusieurs stratégies sectorielles (Industrie, Aide au commerce, Statistiques, Migration) ;
  • poursuite des actions dans le domaine de la santé avec le programme de renforcement et de coordination de lutte contre le VIH/sida en Afrique Centrale ;
  • la mise en place des systèmes d’information de gestion de l’éducation et des Pôles Technologiques Universitaires d’Excellence ;
  • puis la mise en œuvre du cadre stratégique de promotion de l’entreprenariat féminin et le renforcement du rôle économique de la femme dans la zone CEEAC dans le domaine du Genre.

Au plan de sécurité alimentaire et des Accords de Partenariat Economique(APE)

  • la mise en œuvre du Programme Régional d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle ;
  • le suivi de la mise en œuvre de la Zone de Libre Echange non encore effective afin de s’arrimer au calendrier continental ;
  • la poursuite des négociations des Accords de partenariat économique avec l’Union européenne ;
  • la mise en œuvre du Programme de Gestion Intégré des Ressources en Eau ;
  • l’élaboration de plusieurs stratégies sectorielles (Industrie, Aide au commerce, Statistiques, Migration) ;
  • poursuite des actions dans le domaine de la santé avec le programme de renforcement et de coordination de lutte contre le VIH/sida en Afrique Centrale ;
  • la mise en place des systèmes d’information de gestion de l’éducation et des Pôles Technologiques Universitaires d’Excellence ;
  • puis la mise en œuvre du cadre stratégique de promotion de l’entreprenariat féminin et le renforcement du rôle économique de la femme dans la zone CEEAC dans le domaine du Genre.

Dans le domaine de l’intégration Socioculturelle

  • poursuite des actions dans le domaine de la santé avec le programme de renforcement et de coordination de lutte contre le VIH/sida en Afrique Centrale ;

  • la mise en place  des systèmes d’information de gestion de l’éducation et des Pôles Technologiques Universitaires d’Excellence ;

  • puis la mise en œuvre  du cadre stratégique de promotion de l’entreprenariat féminin et le renforcement du rôle économique de la femme dans la zone CEEAC dans le domaine du Genre.

    De ce qui précède il est à noter qu’au cœur de toutes ces actions se trouve l’homme et leur  succès dépend inéluctablement de la volonté politique des dirigeants des Etats membres de la CEEAC .