Les investissements au cœur de l’émergence du Congo

Brazzaville, le 19-21 Novembre 2015

 

Excellence Monsieur le Président de la République du Congo

Excellence Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement

Excellence Mesdames et Messieurs les Membres du Corps diplomatique

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations et Institutions internationales

Distingués Invités,

Mesdames et Messieurs,

C’est pour moi un réel plaisir de prendre la parole ici à l’occasion du « Forum Investir au Congo Brazzaville», une initiative que le Secrétariat général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) salue tout en remerciant le Gouvernement de la République du Congo de l’y avoir convié.

Nous croyons en cette initiative, la soutenons et fondons l’espoir qu’elle se multiplie et renforce ainsi le processus d’intégration.

En effet, dans le contexte actuel de la mondialisation et de la globalisation, les pays de l’Afrique centrale sont condamnés à s’intégrer pour éviter d’être marginalisés.

A cet égard, si l’on peut se féliciter de ce que les pays de la région se sont fixés l’objectif d’atteindre le statut de pays émergent d’ici une ou deux décennies suivant les cas, force est de reconnaitre que le chemin à parcourir est encore long. Les défis à surmonter sont considérables.

En effet, cette ambition requiert que chacun des pays de la région augmente significativement la part du secteur industriel dans son PIB pour atteindre 23% environ (contre seulement 8% actuellement) et dans ses exportations pour atteindre 30% environ (contre seulement 5% actuellement). Le taux d’investissement doit passer à environ 30% du PIB.

L’ampleur de ces défis témoigne, à suffisance, de l’importance d’un tel forum. C’est la raison pour laquelle la CEEAC, en rapport avec sa mission statutaire de créer les conditions favorables pour un développement harmonieux et équilibré des Etats membres, s’investit dans la mise en œuvre du Plan d’action pour le développement industriel accéléré de l’Afrique, adopté par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine en janvier 2010, à Addis-Abéba.

Cette stratégie a identifié parmi les axes prioritaires : (i) l‘amélioration de la gouvernance économique et la promotion des investissements, (ii) le renforcement des capacités d’adaptation des industries aux changements pour être plus productives et compétitives, (iii) la diversification et la densification du tissu productif afin que des filières à fort potentiel, comme le bois et les mines, contribuent davantage à la croissance et à l’amélioration des conditions de vie des populations et (iv) le développement des infrastructures, notamment énergétiques, pour améliorer la compétitivité et soutenir le développement des entreprises.

Suivant ces orientations, des actions significatives ont été ou seront très bientôt engagées pour accompagner le processus de transformation économique en Afrique centrale. Elles sont de nature à créer des synergies avec les résultats attendus des débats qui auront lieu dans le cadre de ce forum. Sans être exhaustif, je citerais par exemple :

-      Le programme de mise à niveau des industries de la région et celui de l’infrastructure qualité qui visent à renforcer les capacités d’adaptation des PME ;

-      Le programme de développement des chaines de valeurs dans les filières à fort potentiel de croissance et d’emplois dans les pays de la Communauté (bois, textile et confection, produits alimentaires) ;

-      La Vision minière de l’Afrique qui vise à permettre aux pays de la région de tirer le meilleur profit de l’exploitation minière et faire en sorte que ce secteur contribue davantage au bien-être des populations. A cet égard, un programme pilote soutenu par la CNUCED et la CEA, et concernant 3 pays de la région (Congo, Guinée Equatoriale et Tchad), sera lancé très prochainement.

-      Le programme de renforcement des capacités énergétiques et d’interconnexion des réseaux électriques de la région.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi de conclure mon propos sur une note de satisfaction et d’espoir.

En effet, avec le lancement des Plans stratégiques « Nouvelle espérance » et « le Chemin d’avenir », au début des années 2000, le Congo affiche des performances économiques encourageantes qu’il convient de saluer : une croissance économique moyenne autour de 6% depuis une décennie, une hausse du revenu par habitant de 580$ à 2300$, et un degré d’industrialisation autour de 200 dollars par habitant contre une moyenne de 80 sur le continent.

Excellence, Monsieur le Président de la République, nous avons là des raisons de croire que l’atteinte du statut de pays émergent, à l’horizon 2025, est à portée.

Ces Résultats significatifs n’auraient pas été possibles sans le retour de la paix au Congo dont vous êtes le principal artisan.

Et dans ce combat pour le développement qui vous honore, Excellence Monsieur le Président, je voudrais vous assurer, ainsi que tous les acteurs économiques ici présents, de l’engagement indéfectible du Secrétariat général à poursuivre et à soutenir les efforts relatifs aux politiques, stratégies et initiatives visant à impulser un développement équilibré des pays de la région. C‘est donc avec beaucoup d’intérêt que nous suivrons les recommandations et conclusions de ce forum auquel je souhaite, d’ores et déjà, plein succès.

Vive l’intégration régionale en Afrique centrale.

Je vous remercie.

 

 

 

 

 

 

 

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