Le Secrétaire général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), l’ambassadeur Ahmad ALLAM-MI, a rendu un vibrant hommage à la Banque Africaine de Développement (BAD) pour son accompagnement constant des pays de la sous-région Afrique centrale dans la mise en œuvre de leurs projets, notamment d’infrastructures, de facilitation des échanges et d’énergie, au cours de l’audience qu’il a accordée le 19 février 2015 à une mission de la Banque africaine de Développement (BAD) conduite par  Madame Marlène KANGA du Département des opérations, Région du centre et Madagascar.
 
La mission de la BAD s’inscrit en droite ligne des recommandations formulées lors de la revue à mi-parcours du document de Stratégie d’Intégration Régionale en Afrique centrale (DSIR 2011-2015), avec pour principal objectif de renforcer le dialogue dans le suivi de l’exécution des projets du portefeuille de la BAD en Afrique centrale.
 
Les échanges ont porté sur : (i) l’état d’avancement de l’Agenda de l’Intégration en zone CEEAC Afrique centrale, notamment l’Agenda de la Zone de Libre Echange et de la mise en œuvre de la vision 2025, (ii) le processus de rapprochement de la CEMAC et de la CEEAC avec notamment l’opérationnalisation du Comité de Pilotage de la rationalisation des deux Communautés (COPIL), (iii) la mise en place d’un mécanisme de dialogue au niveau régional entre Communautés Economiques Régionales (CER), Etats membres et Partenaires Techniques et Financiers (PTF), (iv) l’état d’implication de la CEEAC dans l’appui des opérations financées par la BAD, et enfin, (v) la revue de l’état de préparation des projets figurants sur le programme indicatif.
 
Dans son intervention, le Secrétaire général de la CEEAC a dit sa joie de tenir cette rencontre dont il a salué le caractère particulier, car, a-t-il noté, un tel exercice, constitue la preuve d’une «volonté commune d’approfondir et de renforcer notre coopération dans la mise en œuvre de l’agenda régional en Afrique centrale ».

Il a ensuite tenu à rassurer la délégation de la BAD que la CEEAC est consciente des difficultés dans l’exécution des projets mais a précisé que « des dispositions sont actuellement en train d’être mise œuvre pour la reprise en main des dossiers et l’amélioration de mise en œuvre des différents projets financés par la BAD ».
 
Poursuivant son intervention, l’ambassadeur Ahmad ALLAM-MI a salué la pertinence des piliers retenus par la BAD pour sa stratégie, à savoir, d’une part, la connectivité du marché régional et, d’autre part, le renforcement des capacités de la CEEAC et des Etats membres dans la mise en œuvre des chantiers d’intégration.

En outre, il s’est félicité de la concordance de ces piliers avec la Vision 2025 de la CEEAC dont la concrétisation, a-t-il rappelé, repose sur les fondamentaux que sont l’enracinement de la paix, de la démocratie et de la sécurité, le développement des infrastructures ainsi que la consolidation du marché commun à travers la libre circulation des personnes et des biens, dont l’opérationnalisation de certains connaissent déjà des avancées assez significatives.
 
 "Toutefois, a-t-il précisé, le processus d’intégration régionale en Afrique centrale ne pourra être menée à terme et de façon efficiente qu’à condition que la CEEAC soit doté des capacités institutionnelles, humaines et financières adéquates ».
 
Le renforcement de ces capacités passe par la réforme institutionnelle engagée par la CEEAC. Les contours de cette réforme, qui sera menée parallèlement avec le processus de rationalisation de la CEEAC/CEMAC, ont été amplement expliqués en sollicitant le soutien de la BAD afin que notre Communauté gagne en efficacité.
 
Pour finir l’ambassadeur Ahmad ALLAM-MI a édifié la délégation sur la situation sécuritaire en Afrique centrale notamment sur les conclusions du Sommet extraordinaire du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Afrique centrale dans la lutte contre les actions terroristes perpétrés contre le Cameroun et le Tchad par la secte Boko Haram.
 
Auparavant, Madame Marlène KANGA du Département des opérations, Région du centre et Madagascar, et chef de la délégation, avaient pris la parole pour se réjouir de la tenue de cette rencontre visant à contribuer à accompagner l’Afrique centrale vers son intégration économique et son développement.

Madame KANGA a rappelé que l'intégration régionale constituait l'une des priorités opérationnelles de base de la stratégie décennale de la BAD qui, a-t-elle ajouté, est bien placée aujourd'hui pour favoriser l'intégration économique de l'Afrique en vue de créer des marchés plus vastes, plus attrayants, relier les pays enclavés aux marchés internationaux et soutenir le commerce intra-africain.

Aussi la rencontre entre les deux Institutions devrait-elle permettre d’explorer les voies et moyens susceptibles de palier au retard d’exécution de plusieurs projets dont certains sont désormais à risque et éligibles à l’annulation.
 
Au sortir de l’audience, Madame Marlène KANGA, chef da délégation de la BAD a exprimé sa satisfaction quant à la convergence de vues ainsi faite entre les deux institutions dans l’exécution des projets d’intégration régionale et a remercié le Secrétaire général ainsi que l’équipe des Experts pour la qualité des échanges.