Photo de famille : Conseil Exécutif de l'Union AfricaineLa lutte contre Ebola et la recherche des moyens pour arrêter l’avancée fulgurante du groupe terroriste nigérian Boko Haram auront sans conteste dominé les travaux du 24è sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine tenus les 30 et 31 janvier 2015 à Addis-Abeba en Ethiopie. Les moyens de lutte contre ces deux fléaux passent inéluctablement par la mobilisation générale tant souhaitée par la présidente de l’Union Africaine, madame NKOSAZANA Dlamini ZUMA qui a voulu ratisser large en enrôlant toute la communauté internationale, les partenaires techniques et financiers et autres décideurs.

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine ont condamné les attaques terroristes horribles commises par Boko Haram, les massacres de civils, les enlèvements, les prises d'otages, les actes de pillage et la destruction de biens, la violence sexuelle et sexiste et d’autres exactions.  Pour la présidente de l’UA  les activités du groupe terroriste Boko Haram constituent une grave menace non seulement pour le Nigeria et la région, mais également pour l'ensemble du continent.

En conséquence, l'Afrique dans son ensemble a le devoir et l’obligation d’apporter tout le soutien nécessaire aux États membres de la CBLT et au Bénin, conformément aux principes de solidarité africaine et d’indivisibilité de la paix et de la sécurité sur le continent, tels que consacrés dans les instruments pertinents de l’UA, y compris le Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité de 2002, la Politique africaine commune de défense et de sécurité de février 2003 et le Pacte de non-agression et de défense commune de l’UA de mars 2005.

La présidente de la Commission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, a appelé à une "réponse collective" contre Boko Haram, mettant en garde contre la menace que les islamistes incarnent pour la sécurité et le développement du continent.

Pour sa part, Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a salué samedi la volonté de l'Union africaine (UA) de créer une force régionale de lutte contre le groupe islamiste nigérian Boko Haram.

"Je salue la décision de l'UA et des pays de la région d'établir une force multinationale contre Boko Haram", a-t-il déclaré devant la presse en marge d'un sommet de l'organisation panafricaine.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, le Conseil de paix et de sécurité de l'UA a appelé à la création d'une force militaire régionale de 7.500 hommes pour contrer le groupe islamiste.

Dénonçant "la brutalité sans nom" des miliciens de Boko Haram, M. Ban a estimé qu'il fallait une "coopération régionale et internationale" pour lutter contre le groupe. Des sources dignes de foi, une réunion d'experts militaires africains pourrait se tenir du 5 au 7 février à Yaoundé pour discuter des modalités de cette force régionale.

S’agissant de la lutte contre Ebola, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont félicité les pays de la région, sous les auspices de la CEDEAO, les autres États membres de l'UA, ainsi que le reste de la communauté internationale, y compris les Nations unies, l'Union européenne (UE), la BAD et d’autres partenaires multilatéraux et bilatéraux, pour leurs efforts soutenus et les actions menées pour contenir et éradiquer l’épidémie d’Ebola. Ils se sont réjouis de l’implication du secteur privé africain pour avoir répondu généreusement à l'appel lancé par la  Présidente de la Commission et contribué au Fonds de solidarité contre l'épidémie d'Ebola créé par l'UA, avec l'appui de la BAD, ainsi qu'aux compagnies africaines de téléphonie mobile, qui ont lancé une campagne à l’échelle continentale pour mobiliser des ressources supplémentaires auprès des citoyens africains.

La délégation du secrétariat général de la CEEAC au sommet de l’Union Africaine est conduite par le Secrétaire Général, l’ambassadeur Ahmad ALLAM-MI.