Au cours  de l’audience que lui a accordée le président de la République Camerounaise son Excellence Paul BIYA le 21 janvier 2015 au palais de l’Unité, le Secrétaire général de la communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale(CEEAC) l’Ambassadeur Ahmad Allam-Mi a proposé au  Chef de l’Etat camerounais un projet de mobilisation de la CEEAC pour lutter efficacement contre la secte islamiste Boko Haram. La stratégie élaborée par la CEEAC consiste  (01)au plan militaire à contenir et à maîtriser la progression de Boko Haram, en sécurisant les frontières du Cameroun, celles du Tchad et globalement celles de la sous-région d’Afrique Centrale ; (02) au plan diplomatique, la CEEAC propose que le dispositif actuellement en place au niveau du bassin du lac Tchad soit réellement opérationnel, dans le respect de la souveraineté du Nigéria et des règles en la matière édictées par la communauté internationale, l’Union Africaine et le Conseil de Sécurité de l’ONU.

 

 L’avantage de ce dispositif selon l’ambassadeur ALLAM-MI réside dans ce sens qu’il implique à la fois la CEEAC, la CEDEAO et l’Union africaine.

Le Secrétaire général de la CEEAC s’est félicité de l’appui militaire que le Tchad, pays assurant la présidence en exercice de la CEEAC,  à décidé d’apporter au Cameroun, un pays voisin et frère.

Le Secrétaire Général a une fois de plus condamné avec la plus grande fermeté les actes d’agression dirigés contre un des Etats membres de la Communauté et a adressé ses  félicitations aux Forces de Défense et de Sécurité du Cameroun pour leur bravoure et patriotisme tout en les encourageant à poursuivre leur mission sans relâche jusqu’à l’éradication de ce groupe terroriste.

Par la même occasion, l’ambassadeur ALLAM-MI a salué la condamnation des activités terroristes de Boko Haram par les Autorités tchadiennes, ainsi que leur disponibilité affirmée à appuyer le Cameroun dans ses efforts.

Enfin Il a exhorté les autres Etats membres de la Communauté à manifester également leur solidarité envers un Etat membre, conformément aux dispositions pertinentes du Pacte d’Assistance Mutuelle de la Communauté, avant de s’engager à saisir les hautes instances du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Afrique Centrale (COPAX) pour que des actions concrètes soient menées en vue de soutenir le Cameroun et d’éliminer la menace que constitue Boko Haram.