Bangui, le 11 avril 2014

Son Excellence Madame Catherine SAMBA-PANDZA et l'Ambassadeur Ahmad ALLAM-MI

Sur instructions de monsieur le président en exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique son Excellence Idriss Deby ITNO, le Secrétaire Général de la CEEAC, l’Ambassadeur Ahmad ALLAM-MI vient d’effectuer une visite d’une journée dans la capitale Centrafricaine en vue de s’enquérir des derniers développements de la situation sécuritaire et politique dans ce pays membre de la CEEAC meurtri par la violence fratricide jusque là sans issue.

 
A première vue, la situation semble s’améliorer dans la ville. On en veut pour preuve, le retour des transports urbains, la sortie et les attroupements des populations dans les rues de Bangui pour vaquer à leurs occupations quotidiennes.
 
Mais tout cela ne suffit pas pour conclure que la paix est revenue. Les tireurs embusqués écument encore les rues et les villages de jour comme de nuit faisant de nombreuses victimes. Le système politique et judiciaire est toujours bloqué. Les difficultés financières asphyxient le gouvernement qui a du mal à assurer la régularité du paiement des salaires des fonctionnaires. Tout ce chapelet de maux a été égrainé au cours de la réunion qui a regroupé le Comité international de suivi des Accords de Libreville et de N’djamena, les responsables de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique et la délégation du secrétariat général de la CEEAC conduite par l’Ambassadeur Ahmad ALLAM-MI.
 
Et comme si tout cela ne suffisait pas, la décision du gouvernement tchadien de retirer ses troupes de la RCA à la suite de multiples accusations de partialité, accusations rejetées en bloc par le gouvernement tchadien, est tombée comme un couperet au moment où l’ONU se prépare à déployer, d’ici le 15 septembre 2014, des troupes additives à celles de la MISCA et de SANGARIS.
 
Sur le plan politique, on note une absence totale de la plateforme politique, alors que les différents sommets des Chefs d’Etat et de Gouvernement ont prescrit une feuille de route politique devant conduire la transition à son terme par l’élection de nouveaux dirigeants. Malheureusement la lenteur du processus de réconciliation et la poursuite des actes de barbarie ne sont pas de nature à garantir une sortie rapide de la crise. Face à ce qui s’apparente à un cul de sac, le Secrétaire Général a déclaré n’avoir pas de piste à indiquer à ses interlocuteurs, mais il faut bien qu’une piste soit trouvée de manière consensuelle, a-t-il renchérit, avant d’appeler tous ses interlocuteurs à soutenir la RCA, son gouvernement et son peuple.
Le Secrétaire Général de la CEEAC a ensuite été reçu par la présidente de la transition, Madame Catherine SAMBA-PANDZA. Le problème de mise en place d’une armée véritablement républicaine sur les cendres des FACAs(Forces Armées Centrafricaines) visiblement trop politisées, tient la présidente à cœur et elle a sollicité l’appui et l’expertise de la CEEAC pour y parvenir. La sécurisation de Bangui avec l’aide des soldats centrafricains demeure aussi une préoccupation de madame la présidente. Près d’un millier d’hommes issus des FACAs devraient bénéficier de l’encadrement et de l’équipement de la force internationale, afin de contribuer à assurer la sécurité de Bangui et de ses environs aux côtés de la MISCA et de SANGARIS.
 
Le Secrétaire Général de la CEEAC a regagné Libreville en soirée, avec le sentiment d’avoir assuré ses partenaires et collaborateurs présents à Bangui de l’indéfectible volonté de la CEEAC de toujours soutenir la RCA et d’avoir galvanisé le moral des troupes de la CEEAC au sein de la MISCA à la veille de l’arrivée des troupes des Nations Unies.

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