Cabinet SG

Les nouveaux dirigeants du CIC bientôt installés

Libreville, le 20 février 2017-Plus que 48 heures nous séparent de la date officielle retenue d’accord partie par les instances supérieures de la CEEAC et de la CEDEAO pour installer à leur poste à Yaoundé, les nouveaux dirigeants du Centre Interrégional de Coordination(CIC) pour la mise en œuvre de la stratégie régionale pour la sécurité et la sûreté maritimes en Afrique centrale   et en Afrique de l’Ouest. La décision de procéder à l’installation, le 22 février 2017, de la nouvelle équipe dirigeante du CIC avait été prise au cours de la rencontre entre le Secrétaire général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale(CEEAC) l’ambassadeur Ahmad ALLAM-MI et le Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest(CEDEAO), son Excellence Monsieur Marcel de SOUZA en marge de la 28èmesession ordinaire de l’Assemblée générale des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine tenue à Addis Abeba.

Les services des finances et de comptabilité de la CEDEAO et de la CEEAC sont déjà à pied d’œuvre pour les derniers réglages financiers, à savoir confirmer de la clé de répartition et le transfert des fonds dans un compte CIC.

. Pour assurer le fonctionnement normal de l’institution, une somme de neuf cent trente millions (930.000.000) de francs CFA a été retenue pour les six premiers mois.

Déclaration conjointe sur la République centrafricaine de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale, l'Union africaine, l'Organisation internationale de la Francophonie, l'Union européenne et l'Organisation des Nations unies

Libreville, Addis Abéba, Paris, Bruxelles et New York, le 18 février 2017: La Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), l'Union africaine,  l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), l'Union européenne (UE) et l'Organisation des Nations unies (ONU) sont profondément préoccupées par la situation sécuritaire en République centrafricaine (RCA), en particulier dans les préfectures de la Ouaka et de la Hautte-Kotto.

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COMMUNIQUE DU SECRETARIAT GENERAL DE LA CEEAC SUR LA SITUATION SECURITAIRE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Le Secrétariat général de la CEEAC suit  avec une très grande inquiétude les informations concernant les affrontements entre la Coalition F.P.R.C/R.P.R.C et l’U.P.C dans les préfectures de la Haute Kotto et de l'Ouaka, qui ont cours depuis quelques semaines.

Le Secrétariat général de la CEEAC condamne ces actes de violence qui ont causé la mort de plusieurs personnes  innocentes et qui ont poussé des populations au déplacement en dehors de leurs villages.

Le Secrétariat général de la CEEAC appelle les belligérants à la retenue et à l’arrêt immédiat des hostilités. Il rappelle aux responsables de ces groupes armés qu’ils s'exposent à des poursuites judiciaires, en vertu des conventions internationales relatives aux Droits de l’Homme et au Droit international humanitaire.

Le Secrétariat général de la CEEAC demande aux belligérants de privilégier les voies pacifiques pour résoudre les différends et de cesser immédiatement les combats  et ce en guise de la manifestation de la crédibilité  de leur engagement   en faveur de  la recherche d'une paix durable en RCA, en particulier, à travers l’Initiative africaine conduite par l’Union Africaine, la CEEAC et la CIRGL, avec le soutien de l’Angola, du Congo et du Tchad.

 

LE SECRETARIAT GENERAL

Joint statement on the Central African Republic by the Economic Community of Central African States, the African Union, the International Organization of La Francophonie, the European Union and the United Nations

Libreville, Addis Ababa, Paris, Brussels and New York, 18 February 2017: The Economic Community of Central African States (ECCAS), the African Union (AU), the International Organization of La Francophonie (IOF), the European Union (EU) and the United Nations (UN) are deeply concerned by the security situation in the Central African Republic (CAR), particularly in the prefectures of Ouaka and Hautte-Kotto.

The five partner organizations condemn the latest acts of violence perpetrated by the Front populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) and its allies, as well as by the Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC), that have caused heavy civilian losses and significant population displacement, thereby worsening an already alarming humanitarian situation. They express their deep appreciation for the robust action undertaken by MINUSCA, in the framework of its mandate, to protect civilians and help put an end to violence in the areas threatened by the belligerents, and encourage it to continue its efforts.

The five partner organizations demand that the belligerents cease the hostilities immediately. They recall that all attacks against the civilian population, the United Nations and humanitarian personnel may be subject to judicial prosecution, in line with the Central African legislation and international law. They welcome the measures put in place for the operationalization of the Special Criminal Court. 

The five partner organizations recall that only dialogue, in adherence with the constitutional and democratic order, will allow the concerned Central African actors to find the appropriate and sustainable responses to their legitimate grievances. In this regard, they reiterate the importance of the African Initiative for Peace and Reconciliation led by the AU, ECCAS and the International Conference on the Great Lakes Region (ICGLR) and supported by Angola, the Republic of Congo and Chad. They expressed their commitment to work together for the success of this Initiative, in support of the efforts of President Faustin-Archange Touadéra aimed at sustainably promoting reconciliation and inclusive governance in line with the conclusions of the Bangui Forum. They underscore that those armed groups that engage in new violent acts run the risk of excluding themselves from the African Initiative and expose themselves to additional international sanctions.

Moussa Faki Mahamat, nouveau Président de la Commission de l'Union Africaine

Le chef de la diplomatie tchadienne MOUSSA FAKI MAHAMAT, vient d’être élu à la tête de la Commission de l'Union africaine dont le 28ème sommet s'est ouvert ce lundi matin à Addis-Abeba. Il succède à la Sud-Africaine NKOSAZANA DLAMINI-ZUMA. Moussa Faki Mahamat a été élu au septième et dernier tour de scrutin avec plus de deux tiers des voix, en battant la Kényane Amina Mohamed. La vice-présidence de la Commission a été attribuée au candidat du Ghana.

Âgé de 56 ans Moussa Faki Mahamat, le nouveau Président de la Commission de l’Union Africaine,  dirige  jusque là  la diplomatie tchadienne depuis 2008. Avant cela, il a été Premier ministre et plusieurs fois ministre.

La longévité de Moussa Faki à la tête de la diplomatie tchadienne lui a permis d’avoir une large connaissance des dossiers internationaux, mais aussi du fonctionnement de l’Union africaine dont il a récemment dirigé la session des ministres, sous la présidence Tchadienne en exercice de l’Union africaine

 

APERÇU BIOGRAPHIQUE DE  MOUSSA FAKI MAHAMAT


Moussa Faki Mahamt et Ahmad Allam miJuriste de formation, MOUSSA FAKI MAHAMAT est de nationalité tchadienne. Né le 21 juin 1960, il est marié et père de six(06) enfants.
Haut cadre de l’Administration tchadienne, Monsieur Moussa Faki Mahamat a occupé de très hautes fonctions avec une expérience de trente ans. Plusieurs fois Ministre, Directeur de Cabinet Civil  du Président de la République, Chef du Gouvernement, Président d’une  Grande Institution de la République  à savoir le Conseil Economique, Social et Culturel, Monsieur Moussa Faki Mahamat a eu à porter et à gérer de grands dossiers.

Ministre des Affaires Etrangères  de la République du Tchad depuis 2008, Il a eu l’opportunité de suivre tous les dossiers stratégiques durant les mandats de M. Jean Ping et de Mme Nkosazana Dlamini Zuma à la Présidence  de la Commission de l’Union africaine. De la maturation de l’Architecture Africaine de Paix et de Sécurité en passant par les situations de crises  (post électorale en Côte d’Ivoire), en Libye,  au Mali, au  Darfour, au  Soudan du Sud,  au Burundi, à la lutte contre le terrorisme dans le Sahel et dans le Bassin du Lac Tchad, à  l’agenda 2063 et à la courageuse décision de Kigali sur le financement de l’Union.

Artisan de l’entrée du Tchad au Conseil de Sécurité des Nations unies comme membre non permanent, Monsieur Moussa Faki Mahamat a présidé le Conseil de Sécurité pour le mois de décembre 2015 ainsi que le débat général du 19 décembre 2015 sur le thème « les menaces à la paix et à la sécurité internationales : le terrorisme et la criminalité transfrontalière ».

En présidant  le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine pour le mois de septembre 2013, il a œuvré à la tenue du Sommet extraordinaire de Nairobi consacré à la lutte contre le terrorisme.
En somme,  les  questions de paix et de sécurité de l’Afrique ont été au cœur de ses  nombreuses missions et ont constitué ses principales préoccupations.

Expérience Professionnelle (résumé)

La  longue expérience de Monsieur Moussa Faki Mahamat, résultant de l’exercice et de la gestion des affaires tant au niveau national qu’international, l’a convaincu que les rêves que l’on peut légitimement nourrir pour le Continent africain et pour ses peuples demeureront des chimères tant que la paix, la stabilité et la sécurité n’auront pas définitivement prévalu.
De 2008 à ce jour : Ministre des Affaires Etrangères, de l'Intégration Africaine et de la Coopération Internationale, il a à ce titre conduit un grand nombre de dossiers parmi lesquels,  on peut  retenir :
  
   L’accession du Tchad à la Présidence tournante de l’Union Africaine pour l’année 2016 faisant de lui le Président du Conseil Exécutif de l’Union pour la même période. Sous sa présidence, les  travaux  sur l’adoption de la Charte sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement de l’Afrique (Charte de Lomé) et de  la décision de Kigali sur le financement de l’Union ont été menés ;
     La mise en place de la Force Mixte Multinationale de lutte contre Boko Haram dans le Bassin du Lac-Tchad et son opérationnalisation. Sous son impulsion, la FMM a obtenu un mandat de l’Union africaine et une Déclaration présidentielle du Conseil de Sécurité des Nations Unies ;
     L’entrée du Tchad au Conseil de Sécurité des Nations Unies comme membre non permanent. Il a eu le privilège de présider  le Conseil de Sécurité pour le mois de décembre 2015 ainsi que le débat général du 19 décembre 2015 sur le thème : Les menaces à la paix et à la sécurité internationale : Le terrorisme et la criminalité transfrontalière, avec un accent particulier sur l’Afrique ;
     Membre du Groupe de Cinq de l’IGAD Plus (Afrique du Sud, Algérie, Nigéria, Rwanda et Tchad),  il a pris activement part aux  négociations ayant abouti à l’Accord d’Addis-Abeba pour le retour de la paix au soudan du Sud.
    
   Président  du Conseil des Ministres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), il a participé aux négociations  et la signature de l’Accord de Libreville sur la République Centrafricaine (RCA). Il a conduit la délégation des Ministres des affaires étrangères et des partenaires à Bangui suite à la Déclaration de N’Djamena du 18 avril 2013 sur la RCA, ouvrant le processus de transition dans ce pays.
    
   Représentant du Tchad dans les pourparlers inter maliens sous l’égide de l’Algérie ayant abouti à l’Accord d’Alger pour la paix au Mali. Il est aussi membre du Comité de suivi de la mise en œuvre dudit Accord.
    
    Président en exercice du Conseil Exécutif de la CEN-SAD depuis juillet 2010.  Il a à ce titre conduit le processus de réforme de cette Organisation ayant donné  un Traité révisé signé à N’Djamena le 16 février 2013 et en cours de ratification, et fait de la CEN-SAD une Communauté Economique Régionale reconnue par l’Union Africaine.

     Président du Conseil des Ministres du G5 Sahel et a contribué  à asseoir cet important outil  de sécurité régional aux côtés de la Plate forme ministérielle de Coordination des Stratégies Sahel. IL est de ce fait, le porte parole du G5 Sahel dans les négociations avec l’Union Européenne conduite par la Vice Présidente et Haut Représentant de la Commission pour les Affaires étrangères, Mme Federica Moghrini ;
     Avec ses collègues Ministres des Affaires étrangères de la région (Algérie, Egypte, Tunisie, Niger, Soudan, Tchad), il a joué un rôle de premier plan dans le Groupe des Pays Voisins de la Libye en vue d’appuyer politiquement le processus  de sortie de crise en Libye.

     Il est membre des Groupes Internationaux de Contact, regroupant les partenaires bilatéraux et des organisations internationales, sur la RCA et la Libye.

     Négociateur de l’Accord de Doha pour la paix au Darfour depuis 2009 et membre de son  Comité de suivi ;

     Porte parole de l’Afrique à la Conférence sur l’évaluation des relations Chine –Afrique ;
     Participation à toutes les réunions sur les partenariats Afrique (France, ACP, Chine, Corée, Turquie, Japon, Amérique du Sud), Afro –arabe.

     Plusieurs fois Chef de Délégation du Tchad aux Assemblées générales des Nations Unies.
Février 2007 - Avril 2008 : Président du Conseil Economique, Social et Culturel. Il  a travaillé à la restructuration de l’Institution qui a permis d’élaborer et faire adopter, dans un temps relativement court, les textes réglementant le fonctionnement dudit Conseil.
     
Juin 2003 - Février 2005 : Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Il a conçu et mis en place la politique du Gouvernement à travers un programme très ambitieux qui a permis au Tchad de renouer avec la stabilité socio économique et politique.

2002 - 2003 : Ministre des Travaux Publics et des Transports

1999 - 2002: Directeur du Cabinet Civil du Président de la République. A ce titre, il a été le plus proche collaborateur du Chef de l’Etat et a ainsi participé à ses côtés aux prises des décisions stratégiques au plan national de même celles portant sur des questions internationales.

1992- 1997 : Il aura aussi assumé des fonctions comme Rapporteur Général de la Commission Electorale Nationale Indépendante, Directeur Général de la Société Sucrière du Tchad, Directeur Général du Ministère du Plan et de la Coopération, Directeur Général du Ministère des Postes et des Télécommunications, Rapporteur du Comité Technique Institutionnel Chargé de la Rédaction des Projets de Constitution, de la Loi électorale et de la Charte des Partis politiques.

Comme  Juriste de formation, il a été Chargé de Cours et des Travaux  Dirigés à la Faculté de Droit et de Gestion de l'Université de Ndjamena et à la Faculté de Droit et des Sciences Economiques de l’Université Marien NGouabi de Brazzaville.  Il a été membre de l’équipe de négociation du projet pétrole pipe-line Tchad –Cameroun.

Formation universitaire

1992 : DESS en Droit Public, Université Marien NGouabi de Brazzaville (Congo) 1986 : Licence en Droit Public, Mention Très Bien, Université Marien NGouabi de Brazzaville (Congo)

Doctorant en thèse de Droit Public à l'Université Paris 13

Moussa Faki Mahamat parle couramment et écrit le Français, l’arabe et l’anglais. Il est Commandeur de l’Ordre National du Tchad et Officier de l’Ordre Civique du Tchad.

Publication:

Réformes administratives et Administration du développement au Congo et au Tchad.

Hobbies : Lecture et  voyage

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